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Le mot du Président août
2008, Sous la forme d'un dépliant envoyé aux principaux acteurs de
la culture en Bretagne, précédé d'une lettre de Madame Sylvie Robert, vice
présidente de la Région, une invitation à participer m'est parvenue dans les
premiers jours de l'été à mon adresse
nantaise..
Je me permets de citer ci-après quelques phrases importantes
de cette lettre : "Les grands axes de la politique régionale ont été
votés en novembre 2005. L 'année 2008 sera l'occasion de faire un point sur les
effets de cette politique et de repositionner ses modalités de mise en œuvre .
Nous avons conscience des profondes mutations qui traversent notre société… il
est nécessaire d'en formuler les enjeux. Je vous invite à partager une
analyse de la situation actuelle, à préciser nos perceptions du rôle et de la
place de l'art et de la culture . Ces rencontres me permettront
d'expliciter ce qui nous a conduits à définir cette politique… Pour autant il
faut sans cesse écouter, dialoguer pour améliorer , adapter,
anticiper pour être efficace " . Le débat en question est une série
de réunions d'une journée chacune sur trois thématiques puis une de conclusion,
comme suit :
" A Cesson-Sévigné, le 30 septembre : Présence
artistique (Bezañ an arzou). Le ou les territoires de l'art. les conditions
d'une présence artistique durable sur l'ensemble des territoires de Bretagne ?
les modalités pour la rencontre, l'expérimentation, l'inventivité. Statut et
mesure de la valeur du travail . Fonction critique de l'art. participation à la
transformation de la société."
" A Saint Brieuc, le 21 octobre : Territorialisation et
décentralisation (Triiadigezh ha digreizennañ) . Comment sortir des
verticalités sectorielles, prendre en compte les spécificités géographiques,
articulation entre les échelons territoriaux. Proximité de la décision
politique, concertation et participation."
" A Brest, le 20 Novembre : Identité et diversité
(Identelezh liesseurt). Le risque induit par le déplacement des repères, la
globalisation, consumérisme et communication de masse. Créer du commun en
cultivant la richesse des héritages. Comment la Bretagne est devenue un
laboratoire pour la construction et la transmission d'un savoir vivre ensemble
ouvert au monde ?"
" A Lorient, le 9 décembre : synthèse. La culture, dimension
transversale de l'action publique. Valorisation et partage des réflexions Le
moment de mettre en commun les propositions d'adaptation nécessaires des
modalités d'intervention de la Région et d'ouvrir une nouvelle étape dans
la mise en œuvre de la politique culturelle régionale."
Je sais ce que d'aucuns diront de ce projet : " Les jeux
sont faits, les dés sont pipés, c'est joué d'avance ". Ce n'est pas mon avis :
si les écrivains de Bretagne répugnent à entrer pas dans l'arène, à quoi
pourront-ils bien prétendre ensuite ?
La première remarque que je fais est que, une fois de plus,
la région dite " de Bretagne " semble prétendre à elle seule, incarner la
dimension géographique et, en ayant les moyens, se présente comme le chef de
file de notre culture. On peut prétendre que si cette région existe, c'est
parce que, et avant tout, il y a eu une culture et une personnalité bretonnes
qui l'on précédée, avec un bouillonnement identitaire qui persiste en dehors
d'elle, car cette région ne semble pas respecter ceux qui l'on portée au
pouvoir. Même si, comme dans tout bouillonnement on trouve parfois le pire
et le meilleur, se respecter mutuellement est un préalable à toute action
concertée. Oui nous revendiquons ce respect !
La deuxième remarque est la dimension territoriale. On sait
depuis la signature de la Charte Culturelle de Bretagne que dans ce domaine, la
Région et le département de Loire-Atlantique coopèrent dans ce domaine -
Comment est-il possible que la région semble ignorer l'un des premiers
départements en manière de culture bretonne ? Aussi ai-je demandé
récemment un rendez-vous à Patrick Mareschal, président du Conseil général et
j'espère vivement des apaisements de sa part.
Les débats ne sont pas en " entrée libre " - Il faut
s'inscrire et dans les délais. En attendant, j'invite fortement nos
membres à s'inscrire dans ce débat ce qui suppose - avant le
22/9 pour le 1er débat de Cesson-Sévigné auprès de www.rencontrecultureregionbretagne.com
ou au téléphone 02 23 40 01 64 où l'on peut demander le dépliant (scanné
ci-après) sur ces débats. - A préparer préalablement une ou des
communication(s) sur un ou des thèmes sur lesquels vous vous jugez compétent(e),
et qui pourrai(en)t être reprise(s) officiellement par l'AEB si le Bureau
l'approuve et publiée(s) sur son site, si vous nous les communiquez.. -
Je me permets de vous faire remarquer que, selon toute probabilité, le
monde universitaire, répondra massivement aux invitations de la région - il
serait dommage qu'il soit seul à représenter nos intérêts.
A galon Yves Lainé Août 2008
Le mot du
Président juin 2008,
Un point sur la longue
route.
Il y a six mois,
le nouveau bureau a été installé à la tête de l’AEB. Qu’a-t-il fait
?
Tout d’abord un
état des lieux – Le moral n’était pas au beau fixe, car les effectifs avaient,
pour des raisons diverses, dont des problèmes d’ego, il faut bien l’avouer,
fortement rétréci. Il fallait enrayer cette spirale.
Ceci est en bonne
voie : l’association a progressé de 60% en effectifs cotisants et ce n’est pas
fini – Notre objectif reste de 150 membres en fin d’année.
• Nous
avons mis en place une charte de travail et une charte graphique dont on peut
compter les effets en visitant notre nouveau site http:// www.ecrivainsbretons.org • Nous
avons réalisé quelques documents, dont le « triptyque carte de visite », que
vous trouvez joint ou en annexe, plus un « bulletin d’adhésion » plus
complet. • Nous avons inscrit notre association et certains de nos
membres dans des premiers salons ou manifestations : ils seront à Vannes en
juin, à Brest 2008 en juillet, à Guérande en novembre... • Nous avons
entamé notre travail de « répertoire », même si nous avons toujours de problèmes
de réponses à nos questionnaires … qui deviennent dépassés, et il faut
recommencer – besogne ingrate s’il en est. • Nos candidats aux prix AEB
2008 seront bientôt mis en lecture. • Nous avons en projet (2009)
un « thesaurus des écrivains bretons » etc, etc.
Mais, je
voudrais aujourd’hui porter l’accent sur quelques sujets de moindre
satisfaction ou de soucis :
• Nous
souhaiterions avoir plus d’échanges avec vous et nous constatons que le FORUM
que nous avons ouvert sur internet est peu visité – Les écrivains n’ont-ils rien
à dire ? Je ne vais pas répéter ce que je dis dans le triptyque : si
l’Ecrivain de notre Pays n’est pas respecté alors qu’il apporte et
transporte la pensée bretonne, c’est d’abord de sa faute. L’équipe est en place,
elle a la pêche, mais ne fera que ce que les membres en feront. Si elle se
passait de vous, elle tournerait en rond. • Nous sommes encore trop mal
connus – Merci aux revues, journaux qui nous prêtent leurs tribunes ; nous les
utiliserons de plus en plus, mais pour cela il faut que votre président soit
certain qu’il transmet votre pensée, pas la sienne – pendant l’été je
réfléchirai à un questionnaire anonyme. • Des nuages
obscurcissent le ciel culturel de la Bretagne. Après avoir transformé en « EPCC
», (administrations relevant de la région et de l’Etat), le Comité Régional du
Livre devenu « Livre et lecture » et l’Ofis ar brezhoneg, des interrogations se
font jour à propos de l’Institut Culturel et du Conseil Culturel. Vont-ils aussi
devenir des outils au service des autorités, perdant ainsi ce qui restait de
leur indépendance ? Ces réflexions doivent nous porter à renforcer notre propre
structure qui, contre vents et marées, refusera toute intrusion de capital
public, sauf projets ponctuels, bien sûr. L’indépendance de la pensée bretonne
est à ce prix, la balle est donc dans le camp des écrivains. • Enfin la
reconnaissance prévisible des langues régionales, comme faisant partie du
patrimoine de la France, dans la Constitution, nous laisse perplexe – Il manque
ici une dimension de « patrimoine utile » car la définition actuelle de ce mot
n’intègre ni la volonté de le préserver pour les générations futures donc aucune
référence à l’avenir, ce qui supposerait que la France s’accorde avec les textes
signés et ratifiés par les autres européens. Les associations bretonnes doivent
être unies sur cet objectif. Yves Lainé
Le mot du Président mai 2008, QUI FAIT LA BRETAGNE ? Écrivain vivant, debout,
tu en es !
Le verbe est
encore le principal vecteur de la culture ou de l'esprit des peuples. C'est par
l'écrit qu'aujourd'hui s'affirme d'abord leur identité, avant même que les
formes artistiques n'aient complété le décor. Il n'en a pas toujours été ainsi
et il est probable que les révolutions technologiques vont encore bousculer cet
ordre. Je ne sais trop comment. Une société, c'est la résultante
d'un processus lent, accompli inconsciemment par des individus pensants ou
créatifs qui sont les relais d'autres individus, peut-être moins intellectuels,
mais pas moins indispensables. Ces élites catalysatrices découvrent ce que
le peuple, dans son ensemble, veut partager solidairement, mais qu'il ne sait
exprimer faute de mots : impression, vision profonde de ce que sont un homme,
une femme, une famille, un groupe, manière d'analyser, de proposer, ou encore de
s'opposer, de refuser, de tolérer ou de comprendre la nature ou les
autres… Vision authentique mais forcément métisse. Elle pourrait s'exprimer
dans des traités de philosophie,… pas vraiment notre point fort, à nous autres
Bretons !…. C'est plutôt indirectement, inconsciemment, que les êtres de chez
nous se décrivent. Cela peut prendre la forme d'un roman, d'un poème, d'une
enquête. On a dénombré jusqu'à une vingtaine de genres
littéraires. Un Breton adulte sur mille écrit. Nous sommes quelque
2000 auteurs vivants, romanciers, poètes, journalistes, auteurs d'essais, de
fictions, d'œuvres scientifiques ou encore de bandes dessinées... Démontrer,
émouvoir, transmettre,. Tout à notre art, nous n'avons pas, la plupart du temps,
la moindre idée de l'influence que, ensemble, nous exerçons. Ceux qui nous
lisent le savent, eux. Pour autant notre modestie naturelle n'aura pas à
en souffrir, car les lecteurs de chez nous sont loin de privilégier les seules
sources bretonnes : le marketing de celles-ci n'est pas toujours à la hauteur
des qualités créatrices.. Chaque année pourtant, chez nous, sortent 2000
titres, dont une centaine en langue bretonne. Nos ouvrages sont aussi publiés et
lus hors de Bretagne. Vecteurs essentiels de l'image que la Bretagne nous
projette sur l'écran du monde.
Le rêve de
beaucoup est d'accéder à la " grande " édition parisienne. : Ses éditeurs y
disposent d'un accès privilégié aux médias, d' affaires plus rentables, quand
nos propres autorités régionales, faute de moyens, ne rendent pas toujours
justice à nos talents. Bref, nous sommes des petits. .Mais au pays des aveugles…
tout de même, quelque deux cents éditeurs résistent et font des cinq
Départements de la Bretagne un espace littéraire unique et riche. A
Saint-Malo, Concarneau, Saint-Brieuc, Vannes ou Guérande,.. une centaine
de salons littéraires bretons cumulent des centaines de milliers de
visiteurs. Notre imagination ou nos analyses contribuent donc à la
constitution de la personnalité culturelle collective, la Matière de Bretagne.
Inspirés par son passé et son présent, nous auscultons aussi son
avenir. Et cela ne nous suffit pas toujours : les Bretons
appréhendent souvent l'Universel ! Plus que dans d'autres
régions, nos œuvres inspirent aussi ceux qui agissent et
nous dirigent. Les débats institutionnel, culturel ou économique font que
la Société Civile existe en Bretagne. Nous avons ici, au sens noble du
terme, une responsabilité politique indépendante, même si elle ne peut être
partisane. C'est bien à un collègue écrivain, le regretté Xavier Grall, qu'on
doit le serment :" Nous te ferons, Bretagne ! " . Manque de modestie ? A
peine ! Il bouge encore… Au nom des écrivains de mon Pays, je
souhaite apporter une précision en forme de feuille de route : " Nous te
ferons ouverte, honnête, sensible et lumineuse
". Cette année l'Association des Ecrivains Bretons sera trentenaire
- trente ans, c'est aussi l'âge de la Charte Culturelle de Bretagne , signée par
Valéry Giscard d'Estaing, cette charte stipulait que son propos était : " De
mettre fin au divorce qui existait entre une culture régionale, toujours riche
et vivante et une culture dominante qui l'ignorait trop souvent
". Cet objectif nous va bien aussi, sauf que nous ne voulons pas
limiter nos vers ou notre prose à un " régional " réducteur. Nous n'avons pas
pour seule vocation d'encourager le tourisme - quoique mérité et bienvenu
- ou une certaine nostalgie, comme au XIXème, ou l'on cultivait la " manie
celtique ". Nous voulons avoir accès à tous les genres ! Mais ceci exige
une véritable décentralisation culturelle et nous somme encore si loin de nos
modèles en Europe, Pays de Galles ou Catalogne … A cet égard l'horizon du livre
se solidarise totalement avec celui de la langue bretonne. On voit le fossé qui
nous sépare encore de la compréhension qui nous est due : La phrase de VGE, bien
qu'insuffisante, reste actuelle ! Depuis Yan Brekilien, le
fondateur, chaque président de l'Unvaniezh a apporté sa marque et sa
personnalité. Mon objectif, à moi, est simple : Nous ne serons pas une
force tant que nous n'aurons pas rassemblé, dans le respect de tous, le
quart de la masse des écrivains vivant, soit 500 auteurs de qualité - Même si
nos effectifs sont en progression très significative, nous ne sommes aujourd'hui
qu'au quart de la hauteur de cette barre à sauter. Inconcevable il
y a dix ans, cette ambition, à travers notamment Internet et le haut débit,
j'affirme qu'elle est possible aujourd'hui. Ce que nous monterons ensemble,
c'est ni plus ni moins qu'un des maillons essentiels de la Société Civile
de Bretagne . Sur les moyens d'y parvenir, les méthodes, je vous donne
rendez-vous sur notre site, dont son forum. Les auteurs et les lecteurs
ont le moyen de joindre chacun de nous directement et d'apporter leur
contribution. J'ose espérer que cet appel sera entendu. Dans l'hypothèse
inverse, si l'on ne peut agir, on peut encore prier..
La Bretagne a-t-elle besoin de ses écrivains ? Ceux-ci
ont-ils quelque chose à lui dire ? These are the
questions. Yves Lainé
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Le mot du Président mars
2008,
Le point après un trimestre de travail : une
dynamique est en route.
Le nouveau bureau a été réuni la première fois à Ploemeur le
15 décembre 2007. Des priorités y furent définies. Il s’est ensuite réuni
le 6 mars à Vannes, moins de trois mois plus
tard.
1. Nous compter - La situation n’était pas
désespérée, mais préoccupante . Nous devions fixer la hauteur de la barre
à sauter au cours d’un plan de trois ans : 500 membres, soit le quart d’un
« vivier breton» d’écrivains estimé à 2000. C’est ambitieux, mais pas
irréalisable – Je ne dirai pas que le pari est gagné – ce serait présomptueux –
mais nous avons incontestablement bien progressé. Nous venons de
repasser au dessus de la barre d’une centaine d’auteurs « cotisants » ; et nous
pouvons raisonnablement envisager de nous retrouver deux cents en fin d’année…
comme autrefois.
2. Rester libres - C’était un choix.
Si nous voulons rester libres d’exprimer la voix des écrivains bretons, il
faut cesser un temps de rêver aux subventions publiques. Que ce soit dit : tant
que nous n’aurons pas d’opérations de prestige qui puisse intéresser aussi nos
édiles, oublions cela. Mais pourquoi être libres ? Pour pouvoir nous exprimer.
Je ne l’ai fait qu’une fois, à l’occasion du discours de bonne année du
président Sarkozy qui laissait entrevoir des ouvertures à la diversité
culturelle (voir le mot du président de janvier) – la seule réponse à mes
questions fût une courte note de l’Elysée, datée du 19 février, où le
président disait « remercier de la contribution apportée à la réflexion
qu'il conduit sur les moyens nécessaires à mettre en œuvre pour permettre à
notre pays de relever les défis qui sont les siens aujourd'hui. » Dont acte,
mais aucune réponse sur le fond. La Bretagne peut
attendre…
D’autres interventions seront utiles, mais elles ne seront
pas faites avant que soit prise la « température » du groupe que nous
formons.
3. Exister – La solution était de
faire part de nos efforts dans le média le plus complet qu’on puisse imaginer. «
Internet ». Nous avons pas simplement « rafraîchi » mais
complètement « re-conçu » notre site. Dans un premier temps, le papier
attendra, mais il viendra, car il est encore nécessaire (combien de temps
?). A la vitesse où le site est consulté, nous pouvons envisager le
millième visiteur en Juin. Ce site nous permettra de communiquer en
temps réel avec ceux qui le veulent bien, mais aussi et surtout il servira de
base aux documents que nous sortirons cette année, dont le fameux annuaire de
nos membres.
4. Communiquer entre nous. Nous l’avons
fait à l’intérieur du bureau : mon « outlook » m’indique – valeur d’aujourd’hui
- que j’ai échangé 452 courriels depuis trois mois, ce qui fait 4,5 par
jour en moyenne ! Mais nous n’avons pas vraiment commencé – en dehors du «
Forum » à construire quelque chose avec tous les membres. Or
l’outil Internet permet cela avec la méthode des questions – A partir de
maintenant je vais donc essayer:
- de savoir qui vous êtes
vraiment
- de savoir le ou les messages forts que vous souhaitez
faire passer
- de connaître vos besoins, même ceux que
nous.
5. Etre utiles – progressivement nous
deviendrons plus utiles à la profession d’écrivain. Nous ne sommes pas une
confrérie ou un club, nous devons aussi être un « syndicat d’initiatives » au
sens propre. La dernière initiative prise pour vous , il y a quelques
jours, a été de s’inscrire, au titre AEB là ou se trouve le public : au 5e
salon d’automne de Bretagne, à Guérande, les 22 et 23 novembre – Nous y avons
réservé un stand. – C’est aussi à cette occasion que nous tiendrons, le
22, notre Assemblée générale et que seront décernés les prix bretons.
Il est bien évident que, compte tenu des options prises, nos
objectifs ne seraient pas réalistes si ne pouvions compter sur des adhésions
massives. Sachez-le : il n’y a pas de petit écrivain ou
auteur…
Sur nos nombreuses insuffisances ou insatisfactions, je ne
m’étendrai pas. Par exemple, je pense qu’il nous faut une politique
spécifique à l’égard de la langue bretonne, que nous devons avoir une approche
technologique « avancée » à l’égard de l’écrit, etc… Nous aurons
l’occasion d’en reparler – Utilisez bien notre forum, qui est aussi là pour
alimenter le progrès de notre
action.
Sachez qu’il est lu avec attention par tous les membres du
bureau, même s’ils n’interviennent pas
souvent.
A galon
Confraternellement
votre
Yves Lainé _____________________________________________________________________________
Le mot du Président janvier
2008,
De quelle diversité culturelle, de quels territoires
parlez-vous, M. le Président ?
(À propos de la conférence de presse de Nicolas Sarkozy du 8 janvier sur
la politique de civilisation.)
À plus d'un
titre nous avons bu les paroles du président de la République.
Il a d'abord été question d'une conviction profonde et d'un engagement très
fort. Nous avons noté que le Président avait, pour ses concitoyens, amour,
respect de la différence et de la diversité, qu'il était capable d'une analyse
intéressante de la défiance actuelle des Français vis à vis de la politique...
Qu'il fait sien le concept d'Edgar Morin de « politique de civilisation
». Et cite même, avec lui, comme impératif, à côté de la solidarité : le
« ressourcement identitaire ».
Les références à Édouard Balladur ou Simone Veil sont rassurantes et nous
approuvons le projet de compléter le préambule de la Constitution afin d'y
intégrer des modifications qui seront de toutes façons indispensables si l'on
doit ratifier la Charte des droits fondamentaux de l'Union. Tous les autres
couplets sur la culture, l'école, la télévision ne nous déplaisent pas.
Cependant, le
président de l'Association des Écrivains Bretons s'est permis de poser quelques
question sur le blog du président comme suit :
M. le président de la République,
Dans votre conférence de ce jour vous avez employé un mot qui m'a surpris et
que je n'arrive pas à interpréter : il s'agit du « ressourcement
identitaire » (p2). Voici quelque chose de nouveau. Reconnaissant
par ailleurs en vous un apôtre de la diversité, ma question sera simple :
— Ce ressourcement
identitaire, cette diversité que vous appelez de vos vœux, signifient-t-ils la
référence à une identité monolithique française ou celle-ci peut-elle être
plurielle ?
— Une identité bretonne peut-elle être compatible avec une «
remise dans la République des territoires » et
qu'entendez vous par là ? (p5) Acceptez-vous, enfin, de ne pas qualifier un tel
ressourcement, forcément pluriel, de « repli
»,
comme l'ont fait la plupart de ceux qui vous ont précédé, mais comme une
contribution ?
— Si votre vision de la question devait rester celle que nous avons toujours
entendue, comment alors concilier l'idée d'une constitution « en
avance » alors qu'elle n'est pas encore « à niveau
» dans les
domaines des droits fondamentaux de la culture ou des langues
?
Yves Lainé,
président de l'Association des Écrivains bretons.d'abord à rendre hommage à
Nathalia et à son équipe qui ont maintenu le cap.
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Le mot du Président décembre 2007,
Je tiens
d'abord à rendre hommage à Nathalia et à son équipe qui ont maintenu
le cap. Comme le dit Luc dans l'édito, leur mérite n'est pas mince et
l'avenir leur rendra justice.
Aujourd'hui,
notre ambition est simple : nous ne voulons pas croire qu'en
Bretagne, une majorité d' écrivains, êtres individualistes s'il en
est, refuseraient systématiquement quelques principes :
-
Témoigner de la société bretonne – Unie, la force
virtuelle des écrivains est très grande, – pourtant leur parole est faible
pour ne pas dire inexistante – Pour que la parole des écrivains existe, il
faut d'abord que ceux-ci s'expriment. Individuellement ou en groupe : c'est
l'AEB. Cette perspective serait impossible ? Est-il incongru d'essayer ? Nous
ne ferons jamais de politique : nous chercherons seulement des voies, et des
voix de Bretagne pour apporter notre pierre, exprimer nos attentes de
XXIème siècle.
-
Ne pas
se laisser enfermer dans le folklore, la nostalgie ou le
nationalisme . Cela ne nous empêchera pas d'essayer d'appeler un chat un chat,
une nation, un citoyen, une langue, une femme, un homme, des valeurs et des
droits, qu'ils soient de Bretagne, de France, d' Europe et du monde.... Nos
voix seront diverses, peut-être ? Tant que ça ?
-
Moderniser le débat d'idées L'écrivain est par
définition un intellectuel intéressé par le débat – Nous devrons utiliser les
technologies modernes (dt Internet, outil concret) pour ouvrir nos idées à
tous ceux qui en voudront. Il nous faudra pour cela refaire le monde, mais que
fait d'autre un écrivain ?
-
Apporter
des réalisations concrètes, une organisation. Pour cela il nous
faudra de l'argent ; grâce à des projets intelligents, nous trouverons des
co-financeurs. Voir petit est souvent une erreur.
-
Aller
jusqu'à cinq cents. Les écrivains bretons ou vivant
en Bretagne sont environ 1500. Nous avons l'ambition de réunir comme adhérents
le tiers de cette masse. Avoir publié est nécessaire, sera Breton qui veut
l'être.
-
Ne pas
s'opposer stérilement aux autres outils. Ceux-ci, qui
visent la promotion du livre et de la culture sont en plein
tâtonnement ; ce n'est pas notre vocation de les remplacer, de les
concurrencer, mais ces outils seront d'abord ce que les
bretons en feront , si les auteurs, les premiers, font
entendre leur voix ! L'AEB devra pour cela être capable
d'influence, jouer le rôle de syndicat afin qu'on ne fasse pas
n'importe quoi en leur nom...
-
Donc des
questions à la fois de fond, de forme et de logistique. Cela ne se fera pas en
un jour . Ce n'est pas seulement moi ou le bureau, tout seuls, qui feront
cela. Vous en serez. En attendant je n'attends pas seulement votre cotisation
(indispensable) mais aussi vos projets. Et du concret
svp.
Merci et
Meilleurs voeux de bonnes fêtes !
Yves Lainé,
président.
_____________________________________________________________________________
Le
mot du Président novembre 2007,
Pour vous
inscrire à l'AEB, il suffit :
de nous envoyer un
message pour nous faire part de votre désir de nous rejoindre, nous vous
répondrons rapidement et vous demanderons de renseigner une fiche synthétique de
votre profil d'auteur. Notez que s'il vous est difficile de le faire par
internet, envoyez nous les éléments papier.
d'envoyer à notre
trésorier la cotisation de 30 € sachant que cela ne vous en coûtera que 10, en
effet un reçu fiscal vous sera expédié par le trésorier permettant de
déduire votre cotisation de vos impôts directs (art. 200 du CGI). Notez que pour
les cotisations 2008 le reçu sera envoyé avant mars
2009.
de noter que cette
adhésion vous donne des droits ! Recevoir notre "Lettre-contact", être inscrit
dans la liste des auteurs Bretons adhérents à l'AEB, être destinataire de notre
annuaire (en cours d'élaboration), voter à l'Assemblée Générale, faire avancer
vos idées par vos suggestions, avoir un accès privilégié sur la partie
"adhérents" de notre
site.
d'observer que
vous serez en bonne compagnie (voir page "auteurs")
!
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