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Le mot du
Président octobre 2009
Trentenaires
Il y a juste un peu plus
de trente et un ans, le 6 mais 1978 se tenait à Quimper l'Assemblée
constitutive des Écrivains bretons. Il existait alors, depuis plus de
quinze ans, une association des écrivains quimpérois que présidait Yann Sicard,
dit Brekilien.
A l'autre bout de la
Bretagne, à Nantes, travaillait aussi depuis longtemps, une Académie de
Bretagne qui, depuis 1965 publiait un recueil annuel de textes et se défendait
de n'être qu'un cercle de familiers ; elle entendait, disait-elle, être un foyer
de défense de la culture. Il y eut aussi d'autres initiatives. Mais aucune
n'avait jamais atteint une dimension totalement bretonne; aucune
n'avait intégré le territoire entier, plus que millénaire, de notre
nation... Je n'emploie pas ce terme au hasard. Un peuple qui,
depuis des siècles, diffuse son identité à travers des milliers d'auteurs
mérite, dispose, pour cela au moins, d'autant de titres et de droits que
l'Ecosse ou le Pays de Galles lorsqu'elles s'affirment " nations " en
rugby. Mais je voudrais tout de suite préciser : s'affirmer ainsi n'est pas
faire du nationalisme au XXIe siècle, mais cela précise des points
d'histoire. Bien avant Quimper ou Nantes avec ses "Cahiers de
l'Académie de Bretagne ", la "Revue de Bretagne et de Vendée qui
paraissait depuis 1857 à l'initiative de l'historien Arthur de La Borderie
n'avait pas non plus hésité à appeler un chat un
chat. Voila pour le passé. Nous, nous sommes nés il y a trente ans.
Certains diront trente-et-un. L'association des écrivains bretons fut
créée par Yann Brekilien, avec le Chanoine Mevellec et Jeanne Bluteau et avait
comme chancelier le journaliste Yann Poilvet , le seul survivant. Du
bureau. Gérard Le Gouic, notre Telen Arvor, faisait aussi partie des premiers et
fut président délégué pour le Finistère. Je ne m'attarderai pas plus sur
l'historique : ceux qui disposent d'Internet peuvent le retrouver en consultant
notre site www.ecrivainsbretons.org ,
l'onglet " histoire " puis en fin de page cliquer ICI. Je me
contente donc de rappeler ces temps où la restauration mentale de la
Bretagne, je dirais aussi son réarmement moral, qu'avaient commencé à révéler le
CELIB et le mouvement culturel, étaient pour beaucoup une quête. Nous l'avions
découverte grâce à Morvan Lebesque et son " Comment peut-on être Breton ?
" ou au Cheval d'orgueil de Pêr Jakez Hélias. Nous avons rêvé avec les poètes
Pol Keineg ou Xavier Grall . Les plus courageux d'entre nous cherchaient alors
les bases d'une construction régionale originale avec les essais des Martray,
Fouéré, Champeaux et autres Poupinot. Le concept de pouvoir régional était né et
le Général de Gaulle s'en était emparé jusqu'à jouer son maintien sur ce
sujet-là. On sait ce qu'il advint du référendum d'avril 1969, mais la graine
avait été semée profond chez nous. A leur suite vinrent des centaines
d'autres. Tout récemment la revue Historia a rendu justice à la Bretagne dans un
numéro spécial * De la conquête romaine aux poilus de 14-18 en
passant par l'entraide mutualiste, le sursaut économique, les marées
noires et la générosité des ONG bretonnes, notre image est incomparable.
Pourtant, tout se passe comme si les écrivains n'y avaient pas vraiment
participé, alors que leur prose fut souvent à la base de l'action. Je me suis
demandé pourquoi et je pense en saisir la raison : Chez nous, l'écrivain,
peut-être plus souvent qu'ailleurs, est également un être engagé dans
l'action. Qui a dit que nous étions les enfants de jeanne d'Arc et de
Saint Thomas ? Donc nous nous retrouverons pour célébrer nos trente ans
. Une réunion tenue au manoir de Moëllien à Locronan avait dès
1978 créé l'AEB et ce n'est qu'en octobre 1979, à Brest qu'un congrès put
rassembler un aréopage ressemblant à la diversité bretonne. En 1980, à Pontivy,
le chiffre de cent membres était atteint et dépassé. Il resta à ce poste pendant
les quinze premières années. Et au cours de la deuxième quinzaine qui suivit,
nous fumes sept pour assurer la même tache pendant le même temps. C'est vous
dire la carrure de l'homme. J'ai cité, bien sûr Yann
Brekilien. Nous avons connu des années maigres, mais nous sommes
revenus à un nombre de cotisants décent : 150 excusez nous du peu, mais nous
avons connu bien moins. A Quimper, avec vous l'AEB devra franchir une
nouvelle marche car un défi lui a été lancé qu'il faut
relever. Depuis juillet, en effet existe en effet à
côté du Conseil Régional de la région Bretagne une toute nouvelle chambre
soit de même nature consultative que le Conseil Economique et Social : le
Conseil Culturel de Bretagne, à ceci près qu'il représente nos 5
départements. Soixante-dix délégués ont été désignés par les associations,
dont votre président.
Le président de ce
nouveau CCB, élu le 4 juillet à la réunion constitutive dans l'hémicycle de la
Région à Rennes est Paul Molac. La vice-présidente est Catherine Latour,
actuelle présidente de la confédération Kendalc'h En quoi le fait
que l'Association des Écrivains Bretons soit membre de ce CCB officiel
pourra-t-il accélérer la promotion des lettres bretonnes ? - Le fait qu'en
France, pour la première fois, une Région décide qu'il y aura une chambre
culturelle écorne le dogme qui veut que la culture ne soit
qu'hexagonale ; c'est un nouveau coin, institutionnel cette fois, dans un
édifice qui veut que Paris truste la grande majorité des moyens et du
commandement en matière culturelle. - Le fait que ce cénacle rassemble la
Bretagne historique est une provocation à la mainmise des Pays de la Loire sur
les orientations culturelles de Loire-Atlantique, ce que n'accepte pas son
Conseil général.. - Notre institutionnalisation nous permet un accès plus
facile à des agences comme Livre et Lectures en Bretagne, etc… - Nos
propositions jointes aux autres peuvent faire évoluer le paysage un peu plus
vite. J'ajouterais aussi que la prochaine réforme territoriale de la
France nous concernera également. Bref, nous n'avons jamais, me
semble-t-il, eu de meilleures raisons de vouloir être plus nombreux. Yves
Lainé Enfin, en postscriptum, je vais vous faire une promesse plus
concrète : le jour où nous aurons atteint les 200 membres, je demanderai au
Bureau le vote d'une réduction sensible de la cotisation ! (plutôt rare dans une
asso, non ? * " Bretagne terre de solidarités "
Septembre-octobre 2009
Le mot du
Président Mai 2009
Au pays des
aveugles…
Bonjour mes amis
écrivains !
Enfin quand je dis mes
amis, j'ai un petit doute car je me demande certains jours pourquoi nous sommes
si peu nombreux, d'autres jours pourquoi nous sommes aussi nombreux...
Puis-je répondre pour
vous ?
1- C'est une
manière de m'affirmer Breton(ne) : Sur ma
carte de visite, X Ecrivain, Membre de l'Association des Ecrivains Bretons, cela
me situe bien et me convient, 2- C'est ma modeste contribution à la
gloire d'une Bretagne que j'aime (geste " politique "), 3 - J'y
retrouve des collègues dans les salons et cela m'aide à vendre ma
production, 4- Je suis présent(e) sur le site Internet, etc… cela
contribue à la promotion de mes œuvres, 5 - Je peux y demander conseil
etc…etc…
° Je vous ai proposé à
tous - vous êtes environ 150 - dans la dernière LC, l'idée d'un
TEÑZOR (voir la LC précédente) et vous n'avez pas été une vingtaine à
répondre - Or je ne peux pas lancer le projet si vous n'êtes pas 50 - Tant pis !
Nous attendrons le réveil des " peu conscients ", de l'intérêt d'un tel
outil. Les peintres sont, eux, plus solidaires. Il ont compris et ont déjà édité
deux albums…
° Pour la reconnaissance
de l'AEB dans la nouvelle structure officielle (5 départements) du Conseil
Culturel de Bretagne, c'est fait nous avons obtenu les voix de tous les
participant à la réunion constitutive de Josselin, le 17 mai : 25 voix, à
égalité avec BAS, C'hoariva et Gouelioù Breizh, les incontournables, quoi
!
° Nous avons entrepris
les démarches pour notre Congrès qui se tiendra le 17 octobre à Quimper, un clin
d'œil à Yann Brekilien, qui nous a quittés le 12 mars. Les autorités de la ville
sont enthousiastes.
° Nous serons
présents aux salons de Bretagne de Vannes, le 20-21 Juin Guérande en
novembre. Un colloque sur la création en Bretagne est prévue à 17h30 le
dimanche auquel je participerai. Puis viendra Guérande en novembre où nous avons
réservé un stand. www.livresenbretagne.fr
° Notre site Internet
s'étoffe, mais je constate qu'il n'y a toujours que 91 fiches descriptives, et
pas toutes complètes. Je sais que certains collègues répugnent à adopter
Internet, mais Ils peuvent utiliser les talents d'un ami pour que leur fiche
soit présente ! C'est une partie de la démarche de promotion de vos œuvres
! Il ne suffit pas de pleurer sur les média parisiens, etc…il faut agir !
Vous voyez, des raisons d'être heureux, des déceptions aussi… De tous cela
est faite la vie d'un président.
Mais au pays des
aveugles, le borgne est roi - Nous sommes en France, dans un monde
littéraire et éditorial centralisé, le plus fort noyau de résistance
régional. Il y a plus de 2000 écrivains en Bretagne, j'aimerais bien que, au
moins un sur dix soit avec nous avant la fin de l'année.
Et si vous vous
efforciez, vous-même de recruter un adhérent ? Et pour cela, demandez à Josette
des exemplaires de la fiche-argumentaire que nous appelons " Triptyque ",
qu'elle peut envoyer par internet ou dans sa version papier .. A galon
Yves
Lainé
Le mot du
Président janvier 2009
La deuxième marche, la
confiance.
J'ai cru déceler chez
certains collègues comme un état d'âme un peu morose, en ces jours gris et
emprunts d'une odeur de fin de siècle, alors que nous l'entamons à peine.
Crise, vous avez dit
crise ? Oui, mais c'est surtout la crise du siècle passé, qui sera porteuse de
transformations, peut-être même, qui sait, d'une renaissance. Comme vous savez,
le 20e siècle a commencé avant 1901, avec la révolution industrielle et le 21e
avec la chute du mur de Berlin ;
Les dernières répliques,
les ultimes contrecoups de ce séisme viennent tout juste de nous
atteindre. Bref, le siècle dernier, parti en avance, se termine avec du
retard.
2009 pourrait être la
première année du nouveau siècle des lumières. Celui où l'on aura tout compris,
notre vulnérabilité terrienne, écologique, financière, politique, sociale,
humaine. Celui où la Pensée vertueuse aura gagné en valeur ajoutée.
Ne rigolez pas ! Nous
pourrions vivre une année passionnante ! Obama, d'abord, capitalise
l'espoir de milliards d'humains, comment pourrait-il succomber ? S'il devait,
alors, oui, nous aurons quelque motif de nous inquiéter ! Si, également,
par exemple, les Européens devaient trainer en arrière, nous pleurerons en 2010.
Que le ciel me pardonne,
comme chantait mon ami Milig Glenmor, s'il me prend à rêver..
Justement, revenons en
Bretagne, à nos écrivains. Je ne vais pas refaire le bilan d'une année de rebond
- voir pour cela le rapport moral - mais tenter de me projeter au niveau de la
deuxième marche, celle qu'il nous faudra gravir avant la troisième, en
2010.
Nous avons recommencé à
exister en récupérant une masse de quelque 130 auteurs cotisants, en assurant
notre présence dans des salons, en nous penchant sur les problèmes d'édition,
etc., en reprenant contact avec les édiles. Bien, mais cela nous faisait mettre
notre charrue avant nos bœufs : nous n'avons pas encore pleinement confiance en
nous !
Comment allons-nous
faire, nous les petits David de la littérature, pour croire en nous ? Il faut
décrypter vos réponses à l'enquête - voir l'analyse - Il nous faut, notamment,
réaliser une œuvre ambitieuse, notre premier "Grand livre ".
Nous allons nous y
atteler et cela ne va pas être facile, notamment pour son financement, mais nous
y arriverons.. Aussi, dès les premiers jours de 2009, je compte sur la
collaboration de tous ceux qui le peuvent vous pour cette réalisation dont
l'instruction nous prendra bien le premier trimestre.
Bloavezh mad d'an holl,
bonne année à tous ! Yves Lainé, président de l'AEB
Le mot du
Président decembre 2008
EXISTER
Rapport moral de l'AEB 2008, par Yves Lainé,
président.
Mes amis ,
Nous voici au terme de la première des trois années
du mandat du bureau que vous avez élu. Nous étions convenu qu'il nous
fallait remonter une marche car nos forces étaient réduites pour ne pas dire
faibles... Parlons net : nous n'étions, il y a un an, à la dernière AG que 62
cotisants plus une dizaine de personnalités, soit 72 .
Et encore !
Malheureusement, les écrivains, par essence ne sont
pas jeunes - notre âge moyen est 63 ans - Et nous avons cette année perdu
au moins cinq de nos amis. Avant toute chose, ayons une pensée émue pour Anne
Chaveriat, Jean d'Estrée, Yvonig Gicquel, Jean-Jacques Kerouredan, Michel
Phlipponneau, et d'autres depuis comme en rafale nous ont quitté ces
jours derniers : Charles le Quintrec, François Caradec, Gilbert
Joncour…Bienvenue au paradis des écrivains et des poètes.
Et maintenant des meilleures nouvelles. Nous
avons donc dû et devrons encore mettre les bouchées doubles. C'était la
mission que vous nous aviez confiée et que je poursuivrai pendant encore deux
ans. Nous avons, en moins d'un an, plus que doublé notre nombre de cotisants :
nous sommes aujourd'hui. 130 Nous recommençons à EXISTER.
EXISTER Pour cela l'effort a
été apporté par le bureau dans plusieurs directions stratégiques :
- Notre présentation et notre philosophie
n'existaient pas. Elles sont maintenant sur un document papier : c'est
petit document que j'ai intitulé " triptyque " ; c'est notre carte de
visite. Chacun d'entre nous peut l'utiliser pour inciter nos
collègues à nous rejoindre. Nous ne sommes pas riches, mais nous le
rééditerons si nos membres jouent le jeu, à chaque fois qu'ils se trouvent dans
un salon, par exemple.
- En même temps, grâce à Luc Corlouër, nous avons
complètement refondu notre site Internet qui est dix fois plus riche et
régulièrement mis à jour . Il contient liste de 130 adhérents à jour de leur
cotisation, dont 90 ont une fiche en ligne ! Nous avons donc plus que
doublé nos effectifs et quadruplé le nombre de fiches en ligne, ce qui était mon
pari pour la première année.
Et notre forum a accueilli une petite centaine de
commentaires, ce que j'estime encore bien faible. Il n'en reste pas moins que le
site , lancé au début de l'année est sur une pente de 4000 visiteurs en 2008 -
On y trouve " le passé (historique de l'AEB, des Prix décernés, etc.. ) le
présent et l'avenir .C e n'est pas mal pour un début.
Mais nous somme aussi dans la réalité de la
Bretagne. Comment y sommes-nous arrivés à ce succès ?
Notre stratégie comportait plusieurs axes.
EXISTER entre nous -
entretenir des liens aussi directs, aussi nombreux que possible avec les
membres -grâce à Internet, les courriels, nous sommes devenus réactifs. Notre
site donne les liens aux adresses électroniques des principaux membres du
bureau...
Vous avez aussi le Forum, nos Lettres Contact
trimestrielles qui - vous l'avez remarqué sont très remplies - Personne n'est
donc excusable de ne pas avoir réponse à une question, personne ne peut plus se
dire mal informé
EXISTER dans les rencontres des
salons et sur nos propres stands : Ce fut le cas de Brest 2008, de
Vannes où nous avons cohabité avec l'Institut Culturel, de Ploërmel et
aujourd'hui de Guérande. C'est un investissement que nous faisons pour vous et
il ne tient qu'à vous de vous inscrire, parfois de participer
modestement.
EXISTER en célébrant les
excellences, en attribuant des prix - Nous avons continué, et ce n'est pas
facile. Trois prix n'étaient plus financés cette année - Nous en avons récupéré
deux, dont le prix du livre en langue bretonne doté par la Région et le prix du
livre d'Art. L'effort devra être poursuivi car c'est la crise et de nombreux
parrains se défaussent. Pour EXISTER, il fallait
aussi :
- améliorer notre connaissance de nous-mêmes
- ce fut l'objet de la grande enquête que j'ai lancée en août et dont vous
recevez un premier dépouillement aujourd'hui.
- Exister, je dirai presque, syndicalement. A
partir de cette connaissance, nous pouvons commencer à nous positionner parmi
les défenseurs des droits des écrivains - Vous verrez qu'il y a beaucoup à faire
: nous ne savons pas encore comment nous y arriverons, mais nous avons déjà
l'ébauche d'un Conseil, ayant acquis les documents du CALCRE. suivant les
efforts de l'OIE PLATE, restant en dialogue avec des écrivains qui
connaissent des difficultés avec leur éditeur, par exemple.
- Exister auprès des Institutions : Ceci pouvait se
faire en direct ou par le biais de l'Institut Culturel et du Conseil
Culturel de Bretagne avec lesquels nous avons resserré nos liens (jusqu'à placer
notre siège social à l'ICB Vannes) et à l'avenir nous serons représentés dans
les instances nouvelles de la " Troisième Chambre Culturelle de la
région Officielle+Loire-Atlantique qui verra le jour en début 2009. Nous avons
suivi la mutation du CRL en EPCC " Livre et Lecture en Bretagne ". je n'ai
pas encore rencontré le nouveau directeur Christian Ryo pour évoquer des
projets, mais cela ne saurait tarder.
- Exister dans les média sur des sujets - tous
culturels - et divers. Communiquer n'est pas une vocation, c'est
parfois un devoir, aussi sommes-nous sobres. Au cours de l'année nous avons
lancé 7 communiqués sur des sujets divers, comme la diversité culturelle évoquée
par le Pt Sarkozy (9.1) et la réponse de celui-ci(23.2) Position sur le débat
des langues régionales dans la Constitution (21.6) l'annonce des débats de
politique culturelle lancés par la Région Bretagne (23.8) une réaction à
la vente de livres précieux par la Bibliothèque de Cardiff( 23 et 28.9)
l'attribution des Cinq prix qui seront remis demain.(26.10). Nous pourrions
communiquer encore plus, mais nous restons très prudents : nos sociétaires ne
nous suivraient pas si nous exprimions des positions par trop
politiques.
- Je vais revenir sur l'enquête de cet été, qui
comporte 43 questions et je n'aurai pas le temps de la commenter . Même si le
nombre de répondants n'est pas très satisfaisant, elle renseigne sur de nombreux
points ; notre responsabilité en matière de soutien des auteurs qui cotisent :
nos auteurs font travailler plus de cinquante éditeurs en Bretagne. La moyenne
d'ouvrages publiés étant de 9 par écrivain, si nous devions empiler l'un
sur l'autre sur cette table un seul exemplaire de chacun de leurs livres,
cela ferait une colonne de 24 mètres de haut ! Huit étages ! Nous sommes
assez nombreux, nous le serons encore plus l'année prochaine, pour prétendre
représenter une composante majeure de la matière actuelle de Bretagne
Aussi, quand nous nous présentons à la région,
comme c'était le cas jeudi dernier à l'UFR de Brest - dans le cas du débat
" identité et diversité " diligenté par madame Sylvie Robert, c'est avec
assurance que nous intervenons. Nous serons encore là le 9 décembre à Lorient
lorsqu'on fera la synthèse des chantiers régionaux. Sans aucune forfanterie nous
serons, à chaque fois que le pouvoir le voudra, des interlocuteurs transversaux
disponibles.
Voici mon rapport, voici notre bilan. Nous nous
portons mieux que l'année dernière et moins bien que l'année prochaine.
Merci
L'avenir ?
L'avenir n'est pas une partie du rapport
moral , c'est un court exposé que nous ferons une fois ce rapport,
espérons le, adopté, avec le rapport financier. Pour autant, vous devinez
que nous poursuivrons nos actions dans le même sens avec quelques
initiatives nouvelles dont nous vous parlerons et dont nous
débattrons.
Je ne veux pas clore avant de remercier ceux
et celles qui se sont dépensés sans compter pendant toute cette année : André,
Josette, Luc, Nathalia, Pierre et Marie-Pierre. Merci
Yves Lainé, président de l'AEB
Le mot du
Président novembre 2008
Assemblée Générale
de l'AEB/KSB et dossiers de presse.
Madame, Monsieur,
Cette année, l'assemblée
générale de l'Association des Ecrivains Bretons se tiendra le samedi 22 Novembre
dans le cadre du 5e Festival du Livre en Bretagne, à l'Athanor de Guérande,
entre 9h30 et 11 heures. A l'issue de cette AG, dans la salle
Merlin (11h), nous donnons rendez-vous à Mesdames et Messieurs les journalistes
et nous tiendrons à leur disposition.
Il leur sera alors remis
un dossier comprenant :
- Un document récemment imprimé de présentation de
l'AEB : Qui fait la bretagne ? Qui sommes-nous ? Comment travaillons-nous ?
Ambitions actions, projets.
- " EXISTER ", Le rapport moral du président Yves
Lainé qui établit la forte expansion dees effectifs (X2,1) en 2008.
- Les titres de la dizaine de communiqués de presse
parus au cours de l'exercice.
- L'analyse des résultats et enseignements de la grande
enquête sur les écrivains de Bretagne menée au cours de l'été 2008 (43
questions).
- Le déroulement des manifestations de l'AEB
dans le cadre du 5e Salon du Livre suivi de remise des prix lors de la
manifestation du lendemain dimanche 23, même lieu à 11heures, où la presse est
également conviée et où leur sera remis un dossier spécial sur les écrivains
honorés.
- Une invitation à partager avec nous le pot de
l'amitié, le même dimanche à 12h15
Enfin je précise qu'une
permanence sera tenue sur notre propre stand et que vous pourrez nous contacter
à tout moment. Vous pouvez me joindre aux numéros suivants : 02 51 13 47 67
et 06 62 50 13 99.
Yves Lainé, président de
l'AEB
Le mot du Président août 2008, Sous la forme d'un dépliant envoyé aux principaux acteurs de la culture
en Bretagne, précédé d'une lettre de Madame Sylvie Robert, vice présidente de la
Région, une invitation à participer m'est parvenue dans les premiers jours
de l'été à mon adresse nantaise..
Je me permets de citer ci-après quelques phrases importantes
de cette lettre : "Les grands axes de la politique régionale ont été
votés en novembre 2005. L 'année 2008 sera l'occasion de faire un point sur les
effets de cette politique et de repositionner ses modalités de mise en œuvre .
Nous avons conscience des profondes mutations qui traversent notre société… il
est nécessaire d'en formuler les enjeux. Je vous invite à partager une
analyse de la situation actuelle, à préciser nos perceptions du rôle et de la
place de l'art et de la culture . Ces rencontres me permettront
d'expliciter ce qui nous a conduits à définir cette politique… Pour autant il
faut sans cesse écouter, dialoguer pour améliorer , adapter,
anticiper pour être efficace " . Le débat en question est une série
de réunions d'une journée chacune sur trois thématiques puis une de conclusion,
comme suit :
" A Cesson-Sévigné, le 30 septembre : Présence
artistique (Bezañ an arzou). Le ou les territoires de l'art. les conditions
d'une présence artistique durable sur l'ensemble des territoires de Bretagne ?
les modalités pour la rencontre, l'expérimentation, l'inventivité. Statut et
mesure de la valeur du travail . Fonction critique de l'art. participation à la
transformation de la société."
" A Saint Brieuc, le 21 octobre : Territorialisation et
décentralisation (Triiadigezh ha digreizennañ) . Comment sortir des
verticalités sectorielles, prendre en compte les spécificités géographiques,
articulation entre les échelons territoriaux. Proximité de la décision
politique, concertation et participation."
" A Brest, le 20 Novembre : Identité et diversité
(Identelezh liesseurt). Le risque induit par le déplacement des repères, la
globalisation, consumérisme et communication de masse. Créer du commun en
cultivant la richesse des héritages. Comment la Bretagne est devenue un
laboratoire pour la construction et la transmission d'un savoir vivre ensemble
ouvert au monde ?"
" A Lorient, le 9 décembre : synthèse. La culture, dimension
transversale de l'action publique. Valorisation et partage des réflexions Le
moment de mettre en commun les propositions d'adaptation nécessaires des
modalités d'intervention de la Région et d'ouvrir une nouvelle étape dans
la mise en œuvre de la politique culturelle régionale."
Je sais ce que d'aucuns diront de ce projet : " Les jeux
sont faits, les dés sont pipés, c'est joué d'avance ". Ce n'est pas mon avis :
si les écrivains de Bretagne répugnent à entrer pas dans l'arène, à quoi
pourront-ils bien prétendre ensuite ?
La première remarque que je fais est que, une fois de plus,
la région dite " de Bretagne " semble prétendre à elle seule, incarner la
dimension géographique et, en ayant les moyens, se présente comme le chef de
file de notre culture. On peut prétendre que si cette région existe, c'est
parce que, et avant tout, il y a eu une culture et une personnalité bretonnes
qui l'on précédée, avec un bouillonnement identitaire qui persiste en dehors
d'elle, car cette région ne semble pas respecter ceux qui l'on portée au
pouvoir. Même si, comme dans tout bouillonnement on trouve parfois le pire
et le meilleur, se respecter mutuellement est un préalable à toute action
concertée. Oui nous revendiquons ce respect !
La deuxième remarque est la dimension territoriale. On sait
depuis la signature de la Charte Culturelle de Bretagne que dans ce domaine, la
Région et le département de Loire-Atlantique coopèrent dans ce domaine -
Comment est-il possible que la région semble ignorer l'un des premiers
départements en manière de culture bretonne ? Aussi ai-je demandé
récemment un rendez-vous à Patrick Mareschal, président du Conseil général et
j'espère vivement des apaisements de sa part.
Les débats ne sont pas en " entrée libre " - Il faut
s'inscrire et dans les délais. En attendant, j'invite fortement nos
membres à s'inscrire dans ce débat ce qui suppose - avant le
22/9 pour le 1er débat de Cesson-Sévigné auprès de www.rencontrecultureregionbretagne.com
ou au téléphone 02 23 40 01 64 où l'on peut demander le dépliant (scanné
ci-après) sur ces débats. - A préparer préalablement une ou des
communication(s) sur un ou des thèmes sur lesquels vous vous jugez compétent(e),
et qui pourrai(en)t être reprise(s) officiellement par l'AEB si le Bureau
l'approuve et publiée(s) sur son site, si vous nous les communiquez.. -
Je me permets de vous faire remarquer que, selon toute probabilité, le
monde universitaire, répondra massivement aux invitations de la région - il
serait dommage qu'il soit seul à représenter nos intérêts.
A galon Yves Lainé Août 2008
Le mot du
Président juin 2008,
Un point sur la longue
route.
Il y a six mois,
le nouveau bureau a été installé à la tête de l’AEB. Qu’a-t-il fait
?
Tout d’abord un
état des lieux – Le moral n’était pas au beau fixe, car les effectifs avaient,
pour des raisons diverses, dont des problèmes d’ego, il faut bien l’avouer,
fortement rétréci. Il fallait enrayer cette spirale.
Ceci est en bonne
voie : l’association a progressé de 60% en effectifs cotisants et ce n’est pas
fini – Notre objectif reste de 150 membres en fin d’année.
• Nous
avons mis en place une charte de travail et une charte graphique dont on peut
compter les effets en visitant notre nouveau site http:// www.ecrivainsbretons.org • Nous
avons réalisé quelques documents, dont le « triptyque carte de visite », que
vous trouvez joint ou en annexe, plus un « bulletin d’adhésion » plus
complet. • Nous avons inscrit notre association et certains de nos
membres dans des premiers salons ou manifestations : ils seront à Vannes en
juin, à Brest 2008 en juillet, à Guérande en novembre... • Nous avons
entamé notre travail de « répertoire », même si nous avons toujours de problèmes
de réponses à nos questionnaires … qui deviennent dépassés, et il faut
recommencer – besogne ingrate s’il en est. • Nos candidats aux prix AEB
2008 seront bientôt mis en lecture. • Nous avons en projet (2009)
un « thesaurus des écrivains bretons » etc, etc.
Mais, je
voudrais aujourd’hui porter l’accent sur quelques sujets de moindre
satisfaction ou de soucis :
• Nous
souhaiterions avoir plus d’échanges avec vous et nous constatons que le FORUM
que nous avons ouvert sur internet est peu visité – Les écrivains n’ont-ils rien
à dire ? Je ne vais pas répéter ce que je dis dans le triptyque : si
l’Ecrivain de notre Pays n’est pas respecté alors qu’il apporte et
transporte la pensée bretonne, c’est d’abord de sa faute. L’équipe est en place,
elle a la pêche, mais ne fera que ce que les membres en feront. Si elle se
passait de vous, elle tournerait en rond. • Nous sommes encore trop mal
connus – Merci aux revues, journaux qui nous prêtent leurs tribunes ; nous les
utiliserons de plus en plus, mais pour cela il faut que votre président soit
certain qu’il transmet votre pensée, pas la sienne – pendant l’été je
réfléchirai à un questionnaire anonyme. • Des nuages
obscurcissent le ciel culturel de la Bretagne. Après avoir transformé en « EPCC
», (administrations relevant de la région et de l’Etat), le Comité Régional du
Livre devenu « Livre et lecture » et l’Ofis ar brezhoneg, des interrogations se
font jour à propos de l’Institut Culturel et du Conseil Culturel. Vont-ils aussi
devenir des outils au service des autorités, perdant ainsi ce qui restait de
leur indépendance ? Ces réflexions doivent nous porter à renforcer notre propre
structure qui, contre vents et marées, refusera toute intrusion de capital
public, sauf projets ponctuels, bien sûr. L’indépendance de la pensée bretonne
est à ce prix, la balle est donc dans le camp des écrivains. • Enfin la
reconnaissance prévisible des langues régionales, comme faisant partie du
patrimoine de la France, dans la Constitution, nous laisse perplexe – Il manque
ici une dimension de « patrimoine utile » car la définition actuelle de ce mot
n’intègre ni la volonté de le préserver pour les générations futures donc aucune
référence à l’avenir, ce qui supposerait que la France s’accorde avec les textes
signés et ratifiés par les autres européens. Les associations bretonnes doivent
être unies sur cet objectif. Yves Lainé
Le mot du Président mai 2008, QUI FAIT LA BRETAGNE ? Écrivain vivant, debout,
tu en es !
Le verbe est
encore le principal vecteur de la culture ou de l'esprit des peuples. C'est par
l'écrit qu'aujourd'hui s'affirme d'abord leur identité, avant même que les
formes artistiques n'aient complété le décor. Il n'en a pas toujours été ainsi
et il est probable que les révolutions technologiques vont encore bousculer cet
ordre. Je ne sais trop comment. Une société, c'est la résultante
d'un processus lent, accompli inconsciemment par des individus pensants ou
créatifs qui sont les relais d'autres individus, peut-être moins intellectuels,
mais pas moins indispensables. Ces élites catalysatrices découvrent ce que
le peuple, dans son ensemble, veut partager solidairement, mais qu'il ne sait
exprimer faute de mots : impression, vision profonde de ce que sont un homme,
une femme, une famille, un groupe, manière d'analyser, de proposer, ou encore de
s'opposer, de refuser, de tolérer ou de comprendre la nature ou les
autres… Vision authentique mais forcément métisse. Elle pourrait s'exprimer
dans des traités de philosophie,… pas vraiment notre point fort, à nous autres
Bretons !…. C'est plutôt indirectement, inconsciemment, que les êtres de chez
nous se décrivent. Cela peut prendre la forme d'un roman, d'un poème, d'une
enquête. On a dénombré jusqu'à une vingtaine de genres
littéraires. Un Breton adulte sur mille écrit. Nous sommes quelque
2000 auteurs vivants, romanciers, poètes, journalistes, auteurs d'essais, de
fictions, d'œuvres scientifiques ou encore de bandes dessinées... Démontrer,
émouvoir, transmettre,. Tout à notre art, nous n'avons pas, la plupart du temps,
la moindre idée de l'influence que, ensemble, nous exerçons. Ceux qui nous
lisent le savent, eux. Pour autant notre modestie naturelle n'aura pas à
en souffrir, car les lecteurs de chez nous sont loin de privilégier les seules
sources bretonnes : le marketing de celles-ci n'est pas toujours à la hauteur
des qualités créatrices.. Chaque année pourtant, chez nous, sortent 2000
titres, dont une centaine en langue bretonne. Nos ouvrages sont aussi publiés et
lus hors de Bretagne. Vecteurs essentiels de l'image que la Bretagne nous
projette sur l'écran du monde.
Le rêve de
beaucoup est d'accéder à la " grande " édition parisienne. : Ses éditeurs y
disposent d'un accès privilégié aux médias, d' affaires plus rentables, quand
nos propres autorités régionales, faute de moyens, ne rendent pas toujours
justice à nos talents. Bref, nous sommes des petits. .Mais au pays des aveugles…
tout de même, quelque deux cents éditeurs résistent et font des cinq
Départements de la Bretagne un espace littéraire unique et riche. A
Saint-Malo, Concarneau, Saint-Brieuc, Vannes ou Guérande,.. une centaine
de salons littéraires bretons cumulent des centaines de milliers de
visiteurs. Notre imagination ou nos analyses contribuent donc à la
constitution de la personnalité culturelle collective, la Matière de Bretagne.
Inspirés par son passé et son présent, nous auscultons aussi son
avenir. Et cela ne nous suffit pas toujours : les Bretons
appréhendent souvent l'Universel ! Plus que dans d'autres
régions, nos œuvres inspirent aussi ceux qui agissent et
nous dirigent. Les débats institutionnel, culturel ou économique font que
la Société Civile existe en Bretagne. Nous avons ici, au sens noble du
terme, une responsabilité politique indépendante, même si elle ne peut être
partisane. C'est bien à un collègue écrivain, le regretté Xavier Grall, qu'on
doit le serment :" Nous te ferons, Bretagne ! " . Manque de modestie ? A
peine ! Il bouge encore… Au nom des écrivains de mon Pays, je
souhaite apporter une précision en forme de feuille de route : " Nous te
ferons ouverte, honnête, sensible et lumineuse
". Cette année l'Association des Ecrivains Bretons sera trentenaire
- trente ans, c'est aussi l'âge de la Charte Culturelle de Bretagne , signée par
Valéry Giscard d'Estaing, cette charte stipulait que son propos était : " De
mettre fin au divorce qui existait entre une culture régionale, toujours riche
et vivante et une culture dominante qui l'ignorait trop souvent
". Cet objectif nous va bien aussi, sauf que nous ne voulons pas
limiter nos vers ou notre prose à un " régional " réducteur. Nous n'avons pas
pour seule vocation d'encourager le tourisme - quoique mérité et bienvenu
- ou une certaine nostalgie, comme au XIXème, ou l'on cultivait la " manie
celtique ". Nous voulons avoir accès à tous les genres ! Mais ceci exige
une véritable décentralisation culturelle et nous somme encore si loin de nos
modèles en Europe, Pays de Galles ou Catalogne … A cet égard l'horizon du livre
se solidarise totalement avec celui de la langue bretonne. On voit le fossé qui
nous sépare encore de la compréhension qui nous est due : La phrase de VGE, bien
qu'insuffisante, reste actuelle ! Depuis Yan Brekilien, le
fondateur, chaque président de l'Unvaniezh a apporté sa marque et sa
personnalité. Mon objectif, à moi, est simple : Nous ne serons pas une
force tant que nous n'aurons pas rassemblé, dans le respect de tous, le
quart de la masse des écrivains vivant, soit 500 auteurs de qualité - Même si
nos effectifs sont en progression très significative, nous ne sommes aujourd'hui
qu'au quart de la hauteur de cette barre à sauter. Inconcevable il
y a dix ans, cette ambition, à travers notamment Internet et le haut débit,
j'affirme qu'elle est possible aujourd'hui. Ce que nous monterons ensemble,
c'est ni plus ni moins qu'un des maillons essentiels de la Société Civile
de Bretagne . Sur les moyens d'y parvenir, les méthodes, je vous donne
rendez-vous sur notre site, dont son forum. Les auteurs et les lecteurs
ont le moyen de joindre chacun de nous directement et d'apporter leur
contribution. J'ose espérer que cet appel sera entendu. Dans l'hypothèse
inverse, si l'on ne peut agir, on peut encore prier..
La Bretagne a-t-elle besoin de ses écrivains ? Ceux-ci
ont-ils quelque chose à lui dire ? These are the
questions. Yves Lainé
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Le mot du Président mars
2008,
Le point après un trimestre de travail : une
dynamique est en route.
Le nouveau bureau a été réuni la première fois à Ploemeur le
15 décembre 2007. Des priorités y furent définies. Il s’est ensuite réuni
le 6 mars à Vannes, moins de trois mois plus
tard.
1. Nous compter - La situation n’était pas
désespérée, mais préoccupante . Nous devions fixer la hauteur de la barre
à sauter au cours d’un plan de trois ans : 500 membres, soit le quart d’un
« vivier breton» d’écrivains estimé à 2000. C’est ambitieux, mais pas
irréalisable – Je ne dirai pas que le pari est gagné – ce serait présomptueux –
mais nous avons incontestablement bien progressé. Nous venons de
repasser au dessus de la barre d’une centaine d’auteurs « cotisants » ; et nous
pouvons raisonnablement envisager de nous retrouver deux cents en fin d’année…
comme autrefois.
2. Rester libres - C’était un choix.
Si nous voulons rester libres d’exprimer la voix des écrivains bretons, il
faut cesser un temps de rêver aux subventions publiques. Que ce soit dit : tant
que nous n’aurons pas d’opérations de prestige qui puisse intéresser aussi nos
édiles, oublions cela. Mais pourquoi être libres ? Pour pouvoir nous exprimer.
Je ne l’ai fait qu’une fois, à l’occasion du discours de bonne année du
président Sarkozy qui laissait entrevoir des ouvertures à la diversité
culturelle (voir le mot du président de janvier) – la seule réponse à mes
questions fût une courte note de l’Elysée, datée du 19 février, où le
président disait « remercier de la contribution apportée à la réflexion
qu'il conduit sur les moyens nécessaires à mettre en œuvre pour permettre à
notre pays de relever les défis qui sont les siens aujourd'hui. » Dont acte,
mais aucune réponse sur le fond. La Bretagne peut
attendre…
D’autres interventions seront utiles, mais elles ne seront
pas faites avant que soit prise la « température » du groupe que nous
formons.
3. Exister – La solution était de
faire part de nos efforts dans le média le plus complet qu’on puisse imaginer. «
Internet ». Nous avons pas simplement « rafraîchi » mais
complètement « re-conçu » notre site. Dans un premier temps, le papier
attendra, mais il viendra, car il est encore nécessaire (combien de temps
?). A la vitesse où le site est consulté, nous pouvons envisager le
millième visiteur en Juin. Ce site nous permettra de communiquer en
temps réel avec ceux qui le veulent bien, mais aussi et surtout il servira de
base aux documents que nous sortirons cette année, dont le fameux annuaire de
nos membres.
4. Communiquer entre nous. Nous l’avons
fait à l’intérieur du bureau : mon « outlook » m’indique – valeur d’aujourd’hui
- que j’ai échangé 452 courriels depuis trois mois, ce qui fait 4,5 par
jour en moyenne ! Mais nous n’avons pas vraiment commencé – en dehors du «
Forum » à construire quelque chose avec tous les membres. Or
l’outil Internet permet cela avec la méthode des questions – A partir de
maintenant je vais donc essayer:
- de savoir qui vous êtes
vraiment
- de savoir le ou les messages forts que vous souhaitez
faire passer
- de connaître vos besoins, même ceux que
nous.
5. Etre utiles – progressivement nous
deviendrons plus utiles à la profession d’écrivain. Nous ne sommes pas une
confrérie ou un club, nous devons aussi être un « syndicat d’initiatives » au
sens propre. La dernière initiative prise pour vous , il y a quelques
jours, a été de s’inscrire, au titre AEB là ou se trouve le public : au 5e
salon d’automne de Bretagne, à Guérande, les 22 et 23 novembre – Nous y avons
réservé un stand. – C’est aussi à cette occasion que nous tiendrons, le
22, notre Assemblée générale et que seront décernés les prix bretons.
Il est bien évident que, compte tenu des options prises, nos
objectifs ne seraient pas réalistes si ne pouvions compter sur des adhésions
massives. Sachez-le : il n’y a pas de petit écrivain ou
auteur…
Sur nos nombreuses insuffisances ou insatisfactions, je ne
m’étendrai pas. Par exemple, je pense qu’il nous faut une politique
spécifique à l’égard de la langue bretonne, que nous devons avoir une approche
technologique « avancée » à l’égard de l’écrit, etc… Nous aurons
l’occasion d’en reparler – Utilisez bien notre forum, qui est aussi là pour
alimenter le progrès de notre
action.
Sachez qu’il est lu avec attention par tous les membres du
bureau, même s’ils n’interviennent pas
souvent.
A galon
Confraternellement
votre
Yves Lainé _____________________________________________________________________________
Le mot du Président janvier
2008,
De quelle diversité
culturelle, de quels territoires parlez-vous, M. le Président
?
(À propos de la
conférence de presse de Nicolas Sarkozy du 8 janvier sur la politique de
civilisation.)
À plus d'un titre nous avons bu les
paroles du président de la République.
Il a d'abord été question
d'une conviction profonde et d'un engagement très fort. Nous avons noté que le
Président avait, pour ses concitoyens, amour, respect de la différence et de la
diversité, qu'il était capable d'une analyse intéressante de la défiance
actuelle des Français vis à vis de la politique... Qu'il fait sien le concept
d'Edgar Morin de « politique de civilisation
». Et cite même, avec lui, comme impératif, à côté de la solidarité
: le « ressourcement identitaire
».
Les références à Édouard Balladur ou Simone Veil sont rassurantes et nous
approuvons le projet de compléter le préambule de la Constitution afin d'y
intégrer des modifications qui seront de toutes façons indispensables si l'on
doit ratifier la Charte des droits fondamentaux de l'Union. Tous les autres
couplets sur la culture, l'école, la télévision ne nous déplaisent pas.
Cependant, le président de
l'Association des Écrivains Bretons s'est permis de poser quelques question sur
le blog du président comme suit :
M. le président de la République,
Dans votre conférence de
ce jour vous avez employé un mot qui m'a surpris et que je n'arrive pas à
interpréter : il s'agit du « ressourcement identitaire
»
(p2). Voici quelque chose de nouveau. Reconnaissant par ailleurs en vous un
apôtre de la diversité, ma question sera simple :
— Ce ressourcement identitaire, cette diversité que vous appelez de
vos vœux, signifient-t-ils la référence à une identité monolithique française ou
celle-ci peut-elle être plurielle ?
— Une identité bretonne peut-elle être
compatible avec une « remise dans la République des territoires
» et
qu'entendez vous par là ? (p5) Acceptez-vous, enfin, de ne pas qualifier un tel
ressourcement, forcément pluriel, de « repli
»,
comme l'ont fait la plupart de ceux qui vous ont précédé, mais comme une
contribution ?
— Si votre vision de la
question devait rester celle que nous avons toujours entendue, comment alors
concilier l'idée d'une constitution « en avance
» alors qu'elle n'est pas encore « à niveau
» dans les
domaines des droits fondamentaux de la culture ou des langues
?
Yves Lainé, président de
l'Association des Écrivains bretons.d'abord à rendre hommage à Nathalia et à son
équipe qui ont maintenu le cap.
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Le mot du Président décembre 2007,
Je tiens d'abord à
rendre hommage à Nathalia et à son équipe qui ont maintenu le cap. Comme le dit
Luc dans l'édito, leur mérite n'est pas mince et l'avenir leur rendra
justice.
Aujourd'hui,
notre ambition est simple : nous ne voulons pas croire qu'en
Bretagne, une majorité d' écrivains, êtres individualistes s'il en
est, refuseraient systématiquement quelques principes :
-
Témoigner de la société bretonne – Unie, la force
virtuelle des écrivains est très grande, – pourtant leur parole est faible
pour ne pas dire inexistante – Pour que la parole des écrivains existe, il
faut d'abord que ceux-ci s'expriment. Individuellement ou en groupe : c'est
l'AEB. Cette perspective serait impossible ? Est-il incongru d'essayer ? Nous
ne ferons jamais de politique : nous chercherons seulement des voies, et des
voix de Bretagne pour apporter notre pierre, exprimer nos attentes de
XXIème siècle.
-
Ne pas
se laisser enfermer dans le folklore, la nostalgie ou le
nationalisme . Cela ne nous empêchera pas d'essayer d'appeler un chat un chat,
une nation, un citoyen, une langue, une femme, un homme, des valeurs et des
droits, qu'ils soient de Bretagne, de France, d' Europe et du monde.... Nos
voix seront diverses, peut-être ? Tant que ça ?
-
Moderniser le débat d'idées L'écrivain est par
définition un intellectuel intéressé par le débat – Nous devrons utiliser les
technologies modernes (dt Internet, outil concret) pour ouvrir nos idées à
tous ceux qui en voudront. Il nous faudra pour cela refaire le monde, mais que
fait d'autre un écrivain ?
-
Apporter
des réalisations concrètes, une organisation. Pour cela il nous
faudra de l'argent ; grâce à des projets intelligents, nous trouverons des
co-financeurs. Voir petit est souvent une erreur.
-
Aller
jusqu'à cinq cents. Les écrivains bretons ou vivant
en Bretagne sont environ 1500. Nous avons l'ambition de réunir comme adhérents
le tiers de cette masse. Avoir publié est nécessaire, sera Breton qui veut
l'être.
-
Ne pas
s'opposer stérilement aux autres outils. Ceux-ci, qui
visent la promotion du livre et de la culture sont en plein
tâtonnement ; ce n'est pas notre vocation de les remplacer, de les
concurrencer, mais ces outils seront d'abord ce que les
bretons en feront , si les auteurs, les premiers, font
entendre leur voix ! L'AEB devra pour cela être capable
d'influence, jouer le rôle de syndicat afin qu'on ne fasse pas
n'importe quoi en leur nom...
-
Donc des
questions à la fois de fond, de forme et de logistique. Cela ne se fera pas en
un jour . Ce n'est pas seulement moi ou le bureau, tout seuls, qui feront
cela. Vous en serez. En attendant je n'attends pas seulement votre cotisation
(indispensable) mais aussi vos projets. Et du concret
svp.
Merci et
Meilleurs voeux de bonnes fêtes !
Yves Lainé,
président.
_____________________________________________________________________________
Le
mot du Président novembre 2007,
Pour vous
inscrire à l'AEB, il suffit :
de nous envoyer un
message pour nous faire part de votre désir de nous rejoindre, nous vous
répondrons rapidement et vous demanderons de renseigner une fiche synthétique de
votre profil d'auteur. Notez que s'il vous est difficile de le faire par
internet, envoyez nous les éléments papier.
d'envoyer à notre
trésorier la cotisation de 30 € sachant que cela ne vous en coûtera que 10, en
effet un reçu fiscal vous sera expédié par le trésorier permettant de
déduire votre cotisation de vos impôts directs (art. 200 du CGI). Notez que pour
les cotisations 2008 le reçu sera envoyé avant mars
2009.
de noter que cette
adhésion vous donne des droits ! Recevoir notre "Lettre-contact", être inscrit
dans la liste des auteurs Bretons adhérents à l'AEB, être destinataire de notre
annuaire (en cours d'élaboration), voter à l'Assemblée Générale, faire avancer
vos idées par vos suggestions, avoir un accès privilégié sur la partie
"adhérents" de notre
site.
d'observer que
vous serez en bonne compagnie (voir page "auteurs")
!
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